August 1, 2010

Le saut technologique de la téléphonie

Je cherchais en premier lieu une définition qui me convienne pour parler du saut technologique appliqué aux pays en développement. Il semble plus que le saut technologique soit l'expression associée à une évolution de technologie: de l'interface clavier à l'interface tactile, ou encore du tube cathodique à l'écran plat...

Dans ma situation, je vois le saut technologique comme une véritable action d'un bond en avant, qui surpasse un état, pour atterrir au-delà, et ainsi, pouvoir dépasser une technologie qui n'est que temporaire.

Il est courant de voir une nouvelle technologie, ou une innovation qui n'arrive à se faire une place qu'aux prix d'efforts et de contraintes pré-établie, qu'il est impossible de surpasser:
 - ainsi les claviers d'ordinateurs ne peuvent ré-agencer leurs touches à cause de Sholes et Glidden, la technicité évolue, mais pas l'ergonomie.
 - de même pour l'automobile, la transmission ou la direction mécanique sont des contraintes du passé qu'il est possible de surpasser, cependant le poids et les habitudes des consommateurs empêche cette évolution.

Ce saut de génération de technologies arrive pourtant dans les pays en développement. Pour aller de l'avant, et se faire le plus attractif possible, Cambodge, Vietnam et Laos doivent adapter des technologies récentes, et les implanter sur leur territoire; le cas concret étant sur la téléphonie:
 - A quoi bon déployer un couteux réseau de téléphonie filaire, quand les perspectives de marché s'élève à moins de 5% de la population local? Les réseaux GSM et le HSDPA feront largement l'affaire pour couvrir l'ensemble du territoire à moindre couts: entreprises, téléphonie mobile et boucles local.
 - Pourquoi faire des meubles de TV de 50 centimètres de profondeur quand les écrans plats sont les seuls produits disponibles à la vente, les écrans cathodique étant des reliquats de dons des ONG...

Alors qu'en France (et dans d'autre pays d'Europe), il est primordiale de justifier une utilisation des fils de cuivres du téléphone qui ont été installés ces 50 dernières années, l'Asie s'équipe de technologie sans fil: Siem Reap, tout comme Phnom Penh sont intégralement couverts en 3G (HSDPA) et en Wimax, la technologie GSM n'a même pas été déployé, uniquement un réseau EDGE pour subvenir aux téléphones d'entré de gamme. Il se vend même des téléphones fixe de type VoIP.
Ce phénomène est d'autant plus fort que les grands équipementiers bradent leurs matériels à ces clients très demandeurs, et peu regardant de la qualités. Les équipementiers en profiterons alors pour procéder à d'interminable phases de tests et de rodage, avant d'abandonner leurs positions pour se tourner vers des marcher plus matures, et de pouvoir ainsi les aborder avec des produits plus aboutis...

Il reste à espérer que ces technologies ne seront pas abandonnés immédiatement, ce qui laisserais ces pays d'Asie avec un réseau puissant mais autrement pénalisant, car lourd en maintenance et impossible à reconvertir.

1 comment:

  1. Intéressant ton article.

    Un autre exemple serait l'Afrique de l'Ouest, plutôt côté usage. Au cours des 15 dernières années, le téléphone portable a été déployé à bien plus grande échelle que les lignes fixes. Aussi ces dernières sont devenues obsolètes. De nouveaux usages se sont donc développés très rapidement sur les téléphones portables qui sont devenus bien avant l'Europe des terminaux multifonctions : carte de paiement, clé de sécurité pour les alarmes domestiques,... et ce indépendamment du réseau qui reste assez largement dépassé (Internet mobile n'étant pas très répandu).

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